Vendredi 17 novembre 2006
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Les Etats-Unis ont été durant les derniers siècles, le foyer de naissance de la plupart des musiques qui sont encore écoutées dans le monde à l'heure actuelle. Nous allons commencer cet historique dans les années 1600, avec la naissance de LA musique fondatrice de presque tous les styles : le blues.
Le Blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l'on en retrouve des traces dans le jazz, les bigbands, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, la musique country, la musique pop, et même la musique classique.
C'est BB King (photo) qui a dit: " Le blues est un arbre, une plante mère sur laquelle ont poussé de nombreuses branches musicales ".
L’ARRIVEE DES ESCLAVES AUX USA
En 1581, un bateau hollandais arrive sur la côte Est des Etats-unis avec à son bord une vingtaine d'esclaves Noirs (esclave = Personne qui est sous la dépendance absolue d'un maître). C’est exactement à cette date qu’est enregistré le « Début de l'esclavage en Amérique ».
Des milliers d'Africains seront débarqués en Amérique, pour travailler dans les exploitations. Ces pratiques esclavagistes sont même légales grâce à la Législation de l’esclavage en 1661 . Cet esclavage sera autorisé et parfaitement légal jusqu’en 1895, date du 13ème amendement de la Constitution US abolissant l’esclavage.
Durant 250 années, l’esclavage est particulièrement répandu dans les Etats du Sud des États-Unis, surtout fin du XVIII e siècle et début du XIXe siècle. (situation de l’époque).
Les groupes tribaux et les familles sont séparés. De plus, pour éviter que les esclaves ne se communiquent la peur ou les rumeurs de révolte, les tambours, qui sont pourtant ancrés dans la culture de ces hommes africains, sont rapidement interdits par les propriétaires des exploitations.
Les chants sont eux encouragés : les chants «de travail» ("work songs") favorisent le calme et la "sérénité" dans les champs de cotons. D’autre part, ces chants permettent aux esclaves de se motiver, et de coordonner leurs efforts, lorsqu’ils ont à porter des troncs d’arbre, ou à tirer de lourdes charges. Par exemple les prisonniers avaient l’habitude de chanter la « chain gang song », quand ils travaillaient sur les routes ou sur les chantiers.
Dans les exploitations, certains autorisent les esclaves à chanter des «quiet songs », à condition évidemment que leurs paroles ne soient pas contre les propriétaires. Cependant, des blancs veulent tenter d’«
éduquer » et d’« évangéliser » les esclaves, en leur faisant chanter des psaumes de la Bible ou des hymnes protestants.
Les Noirs les transforment à leur manière en leur ajoutant leur propre sens du rythme et de la danse. De plus, ils usent d'images et de métaphores dans leurs chansons pour exprimer leurs vrais sentiments, leurs souffrances et leur désir de liberté. Pour se situer historiquement nous pouvons dire que nous sommes à peu près dans les années 1830 - 1850.
Les esclaves se réunissent aussi après leurs journées de labeur, dans les chapelles ou les lieux de prière pour danser et chanter, essayer de se retrouver et de retrouver la joie de vivre. En se rassemblant le soir, les esclaves font de nouvelles rencontres et tentent de partager leurs souffrances et expériences.
Ainsi lorsqu’ils chantent «go down moses and let my people go», les esclaves parlent « d’eux mêmes ».
( cliquer sur le lien mais si cela ne marche pas merci de copier le lien pour écouter l'extrait musical )
Dans les plantations les esclaves s’imaginent un pays libre, «a free country called My Home », ou encore « The promised land ». Des auteurs font référence dans certaines chansons à « The Underground Railroad », qui était une organisation d’aide à « l’évasion et la libération » des esclaves.
[ Effectivement, pour comprendre l’origine et la signification de certains titre de chansons, tels que “Wade in the Water”, “The Gospel Train” ou encore“Swing Low, Sweet Chariot” nous devons expliquer rapidement comment les esclaves tentaient de s’évader. La « UNDERGROUND RAILROAD », UGRR, tentait d’aider les hommes voulant retrouver leur liberté, en leur préparant leur « parcours d’évasion ». Ces esclaves courageux avaient alors, en premier, à marcher et ramper silencieusement dans la nuit, à la lueur de la lune. Puis, ils devaient se jeter dans l’eau (“to wade” donc voici l’origine du titre « Wade in water ») pour ne pas se faire pister par les chiens. Ensuite, ils devaient sauter et se cacher dans un chariot, puis attendre durant de longues heures qu’on les prévienne (origine de « Swing low, sweet chariot »). Ces chariots s’arrêtaient à des « stations », nom utilisé pour désigner des lieux tenus secrets, où les esclaves étaient alors pris en charge. ]
C'est principalement dans les champs de coton de la région du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que sont chantés les «spirituals ».
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